vendredi 30 septembre 2016

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Il m’aura fallu attendre l’âge de 50 ans pour vivre enfin cet événement que je ne croyais plus possible : qu’une jeune inconnue, dans la rue, se jette dans mes bras.


Or ce n’est pas une, mais dix, mais cent ainsi qui m’embrassent. Au vrai, ces rencontres merveilleuses sont désormais quasi quotidiennes. Et déjà nos lèvres se touchent, souvent je sens contre mon torse rebondir deux jeunes seins folâtres et tendres.


Charme de l’homme mûr sans doute ou juste rétribution de mes talents. Car je refuse d’attribuer leurs étreintes inespérées à la distraction de ces jeunes filles qui marchent tête baissée en consultant leur portable.