mardi 6 décembre 2016

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La coiffeuse ne cesse de me recommander de ne pas bouger, puis elle finit par immobiliser mon crâne avec trois doigts de sa main gauche tout en maniant ses ciseaux de l’autre ; et soudain alors, je comprends ma méprise : elle est en train de sculpter ma tête dans le marbre.


Je crus avoir retrouvé mon calme, sur toutes choses étendu comme une neige douce, c’était encore ma colère – froide.


(Se peut-il pourtant que le monde soit encore plus absurde sans Gotlib ?)