vendredi 6 janvier 2017

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Je trépignais devant la librairie deux heures déjà avant l’ouverture. Sitôt le rideau de fer levé, j’ai couru jusqu’à la table où se trouvait, en pile, le nouveau roman de Grégoire Delacourt. J’en ai saisi un exemplaire d’une main fébrile et je me suis hâté vers la caisse où, non sans manifester mon impatience, j’ai réglé mon achat. Puis j’ai jeté le livre dans la corbeille à côté du comptoir avant de sortir de la librairie d’un pas plus tranquille.


Elle peut bien se jouer du violon à l’oreille, tout le monde l’entend.


Il y a celui qui commence par la critique et console aussitôt avec le compliment : Vous avez le nez un peu fort, mais quelles belles oreilles ! Et celui, bien pire, qui abolit son compliment avec sa critique derrière : Vos oreilles sont joliment ourlées, mais quel pif grotesque !