mardi 12 septembre 2017

3405

À l’instant où tu viens au monde, un oiseau de proie s’élance lui aussi hors de son charnier natal et commence à décrire des cercles dans l’espace. Le premier suit à peu près l’orbite de la lune et fait comme elle le tour de la Terre. Mais ils se resserrent ensuite un peu plus chaque jour et toujours tu te trouves au centre. Nous savons tous comment cela finira.


D’un autre côté, le jour où les serpents cesseront de se mordre la queue, nous n’aurons plus de pneus.


Je ne suis que l’écume de la vague de pierre qui arrive derrière, gronda l’avalanche qui emportait ma famille, ma maison et mon troupeau.



[La revue américaine Music & Literature consacre un dossier à mes écrits. Toute ma gratitude à Daniel Medin qui en est l’éditeur et le maître d’œuvre, ainsi qu’aux si gracieux contributeurs.]