jeudi 9 novembre 2017

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Nulle vision plus émouvante que celle de ces enfants qui gravissent ou descendent les marches du Conservatoire avec l’étui luisant et disproportionné de leur violoncelle sur le dos ou la housse de leur violon à la main, cartable saugrenu des savoirs fabuleux, ou encore la mince trousse de leur flûte sous le bras, ils sont comme des notes joyeuses sur la portée du grand escalier : Le Sacre du printemps, La Symphonie du Nouveau Monde.


Le hula hoop, nudité lascive de la crinoline.


Il est généralement admis que la grande mutation a commencé le jour où un homme qui avait perdu un gant, en le cherchant, trouva une botte.



[Je me permets de rappeler à ceux qui voudraient s’offrir ou offrir l’intégrale ultraconfidentielle qu’une  souscription est ouverte. Et je ne peux que faire appel à la compréhension de ces lecteurs opiniâtrement fidèles qui possèdent déjà les neuf premiers volumes et regrettent en conséquence que le prochain ne soit pas édité aussi indépendamment du reste : il serait insensé pour un éditeur de publier en même temps sous deux formes un livre promis de toute façon à une diffusion modeste. Ce serait scier la branche de l’arbre vengeur sur laquelle je me prélasse depuis dix ans.]